Sarkozy injustement pris en grippe, à moins que…
Le niveau d’alerte bientôt revu à la baisse ? Silence radio dans les médias autour de la grippe mexicaine-porcine-H1N1-A. Pourtant, le vilain virus a fait le bonheur des journalistes et des premières de couverture des mois durant. Las, cet emballage médiatique appartient peut-être bien au passé. En effet, nos professionnels de l’information ne font plus écho de morts suspectes, de pandémie historique et même de la fin du monde. Bref, on allait voir (une dernière fois) ce qu’on allait voir ! A présent, l’heure est à la désillusion. Tout le monde ne passera pas de vie à trépas. Dans les faits, pas de grippe espagnole (bis) comme le craignaient certains pessimistes. Juste une grippe moins féroce, mais à la vitesse de propagation plus élevée. Au dodo et repos !
Bien sûr, tout le monde n’a pas la chance de récupérer d’une grippe A si une maladie grave détraque déjà notre système immunitaire. C’était et c’est toujours le cas avec la grippe saisonnière. Mais c’était plus fort qu’eux… La mort d’un nourrisson par-ci, le décès d’un sénior par-là, la mort n’a jamais été autant sollicitée. Sous toutes ses formes, à toutes les sauces !
Le gouvernement de Sarkozy n’a pas fait les choses à moitié pour éviter la panique qu’occasionne les médias : 700 millions d’euros pour 94 millions de doses, des masques comme s’il en pleuvait et une campagne de prévention (à la télévision, à la radio et dans les journaux). Alors que la première vague de vaccination débute mardi, certains la voient du mauvais œil. Risques ou pas risques à se faire vacciner ? Le Président en fait-il trop ? Il n’est pas trop tôt pour s’avancer. Le gouvernement a fait son devoir. Qu’importe les détails à l’instar de la facture des doses ou le contenu des seringues. Ils ne veulent que notre bien. Contrairement aux médias et à l’opposition qui ne pensent qu’au leur…